
Ingénieurs commercial Grands Comptes
Publié le 08/08/2026
Le marché EPM adore la sophistication. Les DAF recherchent de plus en plus la simplicité
Dans le marché EPM, la sophistication a longtemps été confondue avec la puissance.
Pendant des années, plus une plateforme semblait complexe, plus le projet paraissait sérieux. Des couches de paramétrage partout, des workflows ultra-spécifiques, des architectures capables de gérer tous les cas possibles… et surtout beaucoup de consultants, beaucoup d’ateliers et beaucoup de slides.
Dans certains appels d’offres, on avait même parfois l’impression qu’un projet EPM ne devenait vraiment crédible qu’à partir du moment où plus personne ne savait exactement combien de temps il allait durer.
Le marché a longtemps valorisé cette logique.
Les directions financières, beaucoup moins.
La vraie vie d’une direction financière n’a rien de théorique
Sur le papier, beaucoup d’architectures EPM sont impressionnantes.
Dans la vraie vie, les équipes finance doivent surtout clôturer, produire des reportings, absorber des acquisitions, refaire des forecasts, répondre aux demandes de la direction générale et parfois reconstruire un budget devenu obsolète avant même d’avoir fini de le consolider.
Et c’est souvent là que la réalité finit par rattraper certains projets EPM.
Parce qu’une plateforme ultra-paramétrée est rarement figée très longtemps.
Les organisations bougent.
Les périmètres changent.
Les KPI évoluent.
Les reportings se transforment.
Les métiers demandent de nouveaux axes d’analyse.
Soudain, la sophistication qui semblait séduisante pendant le projet devient beaucoup plus compliquée à maintenir au quotidien.
C’est généralement à ce moment-là que les directions financières découvrent le vrai coût de certains projets EPM.
Le vrai coût d’un projet EPM n’est pas toujours celui qu’on croit
Le coût licence est visible.
Le coût projet aussi.
Mais le vrai sujet apparaît souvent deux ou trois ans plus tard.
Quand chaque évolution commence à ressembler à un mini-projet.
Quand modifier un workflow devient risqué.
Quand faire évoluer un reporting demande plusieurs semaines.
Quand certaines équipes finissent par éviter de toucher au paramétrage par peur de casser un équilibre devenu illisible avec le temps.
Et c’est précisément là que beaucoup de directions financières commencent à changer de regard sur le marché.
Pendant longtemps, la question était :
Jusqu’où la plateforme peut-elle aller ?
Aujourd’hui, la vraie question devient plutôt :
Pourra-t-on la faire évoluer simplement ?
La différence est énorme.
Le marché EPM a parfois confondu puissance et complexité
C’est probablement l’un des grands biais historiques du secteur.
Pendant longtemps, le marché a implicitement considéré qu’une plateforme puissante devait forcément devenir complexe.
Comme si sophistication, profondeur fonctionnelle et empilement de paramétrages étaient des preuves naturelles de maturité.
Dans les faits, cela a surtout produit des plateformes extrêmement riches… mais parfois très lourdes à maintenir.
Avec un effet pervers assez classique :
plus le niveau de spécifique augmente, plus l’autonomie des équipes finance diminue.
Et progressivement, certaines directions financières deviennent dépendantes :
- D’intégrateurs
- D’experts rares
- Ou parfois d’une seule personne capable de comprendre réellement certains paramétrages historiques.
À ce moment-là, le sujet n’est plus vraiment technologique.
Il devient presque organisationnel.
Parce qu’une plateforme EPM n’est pas censée fonctionner uniquement le jour du go-live.
Elle est surtout censée rester exploitable cinq ans plus tard.
Pendant ce temps-là, Excel continue tranquillement à survivre à toutes les révolutions annoncées du marché EPM
Et ce n’est probablement pas un hasard.
Tout le monde annonce sa disparition depuis vingt ans. Pourtant, les équipes finance continuent massivement à travailler dedans.
Pas par nostalgie.
Simplement parce qu’Excel reste rapide, souple, immédiatement exploitable et capable de s’adapter en quelques minutes à un nouveau besoin métier.
Évidemment, personne ne rêve de piloter un groupe international avec des fichiers qui circulent par mail.
Mais le succès persistant d’Excel raconte quelque chose d’important :
les directions financières privilégient presque toujours les outils qu’elles peuvent comprendre et faire évoluer rapidement.
Et c’est probablement là que le marché EPM commence enfin à évoluer.
Les DAF ne recherchent plus forcément la plateforme la plus sophistiquée
Ils recherchent surtout :
- Des projets plus rapides
- Des plateformes plus simples à maintenir
- Des modèles capables d’évoluer sans relancer un chantier de six mois
- Davantage d’autonomie pour les équipes finance
- Et moins de dépendance technique.
Autrement dit, la capacité à faire évoluer rapidement le pilotage devient parfois plus importante que la sophistication initiale de la plateforme.
C’est un changement majeur.
Parce qu’il remet en question une partie des réflexes historiques du marché :
repartir de zéro, surparamétrer, multiplier les spécifiques ou reconstruire des mécaniques déjà utilisées partout depuis des années.
Le vrai luxe devient progressivement la simplicité.
Pas une simplicité “pauvre”.
Une simplicité robuste.
La standardisation intelligente change progressivement la donne
Pendant longtemps, dans les projets EPM, standard signifiait souvent rigide, générique ou incapable de gérer la réalité métier.
Pourtant, une grande partie des besoins finance sont aujourd’hui relativement connus :
consolidation, intercompany, reporting groupe, budget, forecast, simulation, cash ou pilotage de marge.
Le vrai enjeu n’est donc pas de supprimer toute capacité d’adaptation.
Le vrai enjeu est d’éviter de reconstruire systématiquement ce qui existe déjà partout.
C’est précisément ce que certaines approches plus modernes commencent à changer.
Des socles consolidation prêts à l’emploi.
Des modèles FP&A immédiatement exploitables.
Des workflows déjà structurés.
Des outils de paramétrage beaucoup plus accessibles.
Et surtout : des plateformes beaucoup plus simples à faire évoluer dans le temps.
Même l’IA pousse finalement dans cette direction
Le marché adore aujourd’hui montrer des démonstrations spectaculaires… surtout lorsqu’elles évitent soigneusement les vrais problèmes du quotidien finance.
Mais honnêtement, la plupart des directions financières attendent surtout des gains beaucoup plus concrets :
moins de build, moins de maintenance, moins de tâches répétitives et moins de dépendance technique.
Là aussi, le sujet n’est finalement pas la sophistication.
Le sujet est la simplification.
Lorsqu’une plateforme permet de réduire fortement le volume de paramétrage, d’automatiser une partie de la construction des écrans ou des règles et de permettre aux équipes finance de faire évoluer plus facilement leur modèle, la valeur devient immédiatement tangible.
Parce qu’au fond, très peu de DAF rêvent d’une plateforme impressionnante en démonstration.
Ils veulent surtout une plateforme qu’ils pourront encore faire évoluer sereinement dans trois ans.
Ce que cela dit du marché EPM aujourd’hui
Le marché EPM reste encore très marqué par des réflexes historiques :
sophistication, spécifique, lourdeur projet, dépendance technique.
Mais les attentes des directions financières évoluent vite.
Les DAF cherchent désormais des plateformes plus pragmatiques, plus rapides à déployer, plus simples à maintenir et capables d’accompagner la réalité mouvante des organisations.
C’est précisément ce type d’approche que des acteurs comme Amelkis poussent aujourd’hui : moins de spécifique inutile, davantage de standard intelligent et des plateformes pensées pour rester simples à faire évoluer.
Parce qu’au fond, une plateforme EPM n’est pas censée devenir un monument de sophistication.
Elle est censée aider la finance à piloter l’entreprise plus simplement, plus vite et plus sereinement.
Et dans beaucoup de directions financières, cette simplicité commence justement à devenir un avantage concurrentiel.
Prêt à piloter avec clarté ?
Les plus grandes directions financières gagnent en maîtrise, en rapidité et en confiance. Pourquoi pas vous ?