Consolider des entités, fiabiliser une donnée, tenir une piste d’audit : pour un expert-comptable, ce sont les gestes du quotidien sur le financier. Ce sont aussi, presque à l’identique, les réflexes qu’exige aujourd’hui un bilan carbone de groupe fiable. Constat simple, mais encore trop peu exploité : les cabinets d’expertise comptable ont déjà, sans toujours le savoir, l’essentiel de l’outillage mental nécessaire pour accompagner leurs clients sur l’ESG.
Le bilan carbone de groupe, un problème de consolidation avant d’être un problème de calcul
La première idée reçue à déconstruire est celle du calcul. Beaucoup d’entreprises abordent le bilan carbone comme un exercice de mesure : additionner des facteurs d’émission, multiplier des quantités, obtenir un total en tonnes de CO2. Or le vrai point de friction se situe ailleurs. Dès qu’un groupe compte plusieurs filiales, plusieurs structures juridiques (SAS, SCOP, holdings…) ou plusieurs pays, la difficulté n’est plus de calculer une empreinte carbone entité par entité : c’est de produire une vision groupe consolidée, mais fiable, capable de tenir la comparaison avec un audit financier.
C’est exactement le métier de la consolidation. Et c’est exactement le métier des experts-comptables.
Consolider, fiabiliser, tracer : le quotidien financier des experts-comptables
Trois réflexes structurent le travail quotidien d’un cabinet ou d’une direction financière sur le périmètre financier — et se retrouvent presque à l’identique sur l’extra-financier.
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Consolider des entités
Regrouper les comptes de plusieurs filiales, gérer les pourcentages de détention, les retraitements, les éliminations intragroupe : c’est un savoir-faire ancien, éprouvé, que la plupart des cabinets maîtrisent depuis longtemps sur le financier. Appliqué au bilan carbone, ce même savoir-faire permet de passer d’une multitude de fichiers Excel dispersés par filiale à une vision groupe unique et cohérente.
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Fiabiliser une donnée
Un chiffre financier qui ne peut pas être justifié n’a pas de valeur. Le même principe s’applique désormais à la donnée carbone : sourcing des facteurs d’émission, cohérence des unités, contrôle des doublons ou des trous dans le périmètre. Les experts-comptables savent déjà poser ces contrôles, car ils les pratiquent en permanence sur les données financières.
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Tenir une piste d'audit
La CSRD et les cadres réglementaires qui l’accompagnent exigent une traçabilité : d’où vient chaque donnée, qui l’a saisie, comment a-t-elle été retraitée. C’est très exactement la logique d’une piste d’audit financière, transposée à l’extra-financier.
Contrainte réglementaire ou nouvelle ligne de service ? Le vrai enjeu pour les cabinets
Face à la CSRD et à la montée en puissance du reporting extra-financier, deux postures s’observent sur le marché :
- des cabinets qui vivent le bilan carbone comme une contrainte de plus, une charge administrative à subir ;
- d’autres qui en font une nouvelle ligne d’accompagnement client, un service à part entière, dans la continuité naturelle de la consolidation et du reporting financier qu’ils maîtrisent déjà.
Le camp des gagnants est déjà identifié : ce sont les cabinets qui transforment cette compétence existante en offre. Ceux qui, plutôt que de sous-traiter entièrement le sujet ESG, s’appuient sur leur expertise historique de la consolidation pour accompagner leurs clients sur le bilan carbone de groupe.
Comment Amelkis outille cette transition
C’est précisément le positionnement d’Amelkis, éditeur historique de solutions de consolidation financière, qui a développé une plateforme permettant de transformer le bilan carbone en véritables données de pilotage, sur le même modèle que le reporting financier :
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Expertise consolidation.
La consolidation est le métier d’origine d’Amelkis : des experts de la norme, pas seulement des éditeurs de logiciel.
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Une seule plateforme
Consolidation, reporting, FP&A et pilotage extra-financier (CSRD, bilan carbone) reposent sur un même modèle de données, sans connecteur fragile entre les processus.
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SaaS, sécurisé, ouvert.
Hébergement en Europe, connecteurs vers les ERP et outils comptables, imports Excel maîtrisés là où ils restent utiles.
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Pilotage multi-axes.
Centres de coûts, business units, produits, pays : la performance s’analyse selon tous les axes du groupe, sans retraitement manuel.
Ce sujet abordé en vidéo par Amelkis
Ce parallèle entre consolidation financière et bilan carbone de groupe a été développé par Matthieu Garat, Directeur Commercial MID et Expertise Comptable chez Amelkis, dans une vidéo publiée sur LinkedIn.
Il y interpelle directement les cabinets d’expertise comptable sur la manière dont ils positionnent aujourd’hui le sujet ESG auprès de leurs clients.
FAQ – Bilan carbone
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Qu'est-ce que le bilan carbone de groupe ?
C’est l’agrégation, au niveau d’un groupe et de ses filiales, des données d’émissions de gaz à effet de serre, dans une logique comparable à la consolidation financière : périmètre, retraitements, vision consolidée.
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Pourquoi les experts-comptables sont-ils bien placés pour accompagner l'ESG ?
Parce qu’ils pratiquent déjà, sur le financier, les trois réflexes clés du bilan carbone de groupe : consolider des entités, fiabiliser une donnée, tenir une piste d’audit.
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Quelle est la différence entre consolidation financière et consolidation extra-financière ?
La méthode est la même (consolider, fiabiliser, tracer, restituer) ; seule la nature de la donnée change, des euros aux tonnes de CO2 et autres indicateurs extra-financiers exigés par la CSRD.